Salut gang, j’suis Chloé. On est tout énervée Nelli, Yung et moi. L’équipe nationale de ski vient de nous sélectionner. On va devenir les hôtesses officielles durant le Challenge de ski nord-américain qui va avoir lieu au mont Sutton dans les prochaines semaines. Les meilleurs puis les plus beaux athlètes de la glisse vont participer aux compétitions. Les gagnants vont représenter l’Amérique du Nord aux Jeux Mondiaux Amateurs de ski alpin qui se tiendront en Suisse au printemps prochain. C’est pas cool ça! 

Durant la réception des dignitaires, Nelli a surpris des conversations… plutôt étranges entre les entraîneurs américains et les juges. Puis la veille des épreuves, alors qu’on cherchait la meilleure planque près des pistes pour observer les descentes, on a aperçu un individu qui rôdait le long du parcours. 

Comme on est plutôt curieuses, on a voulu en savoir plus et… j’pense qu’on s’est mis le nez où on n’aurait pas dû.

On a confié nos préoccupations à l’Équipe Nationale Canadienne, mais personne ne nous a pas prises au sérieux. Sauf que…. des doutes inquiétants se sont bousculés dans la tête des entraîneurs américains.

On l’a constaté ce matin-là quand Nelli, qu’on attendait à notre rendez-vous habituel à la cafétéria du centre de ski, n’est jamais venue. 

Mais que s’est-il passé entre son chalet et la cafétéria, c’est à peine à quelques minutes l’un de l’autre? Pourquoi ne s’est-elle pas pointée comme convenu?

Oh my god!..... Elle est introuvable. Que lui est-il arrivé? Où peut-elle bien être? 

Wow! Une autre aventure des plus existantes qui nous met en vedettes, nous trois… les «3Bests».

Le grand feu de 1898

Ces scènes de désolation ont été prises au lendemain du grand feu qui s’est déclaré dans la nuit du 15 avril 1898 au cœur du village de Sutton. En quelques heures, trente-cinq bâtiments ont été la proie des flammes. Heureusement, l’incendie n’a fait aucune victime. Ces photos de l’après-feu sont l’œuvre de Frank Wheeler, un photographe de Richford au Vermont, publiées sur le web par Héritage Sutton https://heritagesutton.ca/

La Rumeur Affamée, est la seule maison à avoir été épargnée lors de l’incendie qui a ravagé tout le village de Sutton en 1898. Située en face du bureau de Poste sur la rue Principale, cet immeuble ancestral qui date de 1890 a une histoire fort intéressante. D’abord connue sous l’appellation de l'Emporium (qui signifie Comptoir commercial en pays étranger), elle devint le Magasin Général Boright & Safford après l’incendie. Puis l’édifice change de vocation et redevient plus tard le Magasin Général Racette. Les propriétaires actuels en ont fait l’acquisition au début des années 2000 et ont transformé les lieux en épicerie fine prisée depuis par les occupants saisonniers et permanents du village.

On y retrouve les plus délicieux et authentiques produits du terroir. Les fromages fins et de lait cru, dont plusieurs sont produits dans la région, font l’envie des centres urbains. Le cachet authentique des comptoirs d’antan et du plancher en épaisses lattes de bois de l’époque, l’odeur d’épices et de chocolats fins interpellent les sens dès qu’on y met le bout du nez.

La prohibition des années 20

De 1920 à 1930, il fut interdit aux États-Unis et au Canada de consommer de l'alcool. À cette époque, la province de Québec et les Îles françaises de Saint-Pierre et Miquelon étaient les deux seuls endroits en Amérique du Nord où l'alcool était permis. Un trafic important s'implanta rapidement dans les villages frontaliers tels que Sutton qui était une des plaques tournantes de cette contrebande. Une brigade spéciale de policiers, appelés Police des liqueurs, s'établit dans une résidence de la rue Principale pour lutter contre le crime organisé dirigé à l'époque par nul autre qu'Al Capone. Il était fréquent de trouver des maisons construites à cheval sur les lignes frontalières qui abritaient des bars clandestins du côté québécois et d'autres activités illicites du côté américain.