Salut, c’est moi, Yung ! Hé, vous ne devinerez jamais ce qu’il nous arrive ! Les parents d’Ah-Whe-Eyu nous ont invitées pour un grand pow-wow à Kanesatake. Après le repas, notre amie amérindienne nous a raconté une surprenante légende dans laquelle des guerriers mohawks s’abritant dans une grotte seraient mystérieusement disparus. Au fil de son histoire, on apprend que ce repère, nommé l’Antre du Diable, se trouve tout près de chez nous à Mont-Saint-Grégoire! Il ne nous en a pas fallu plus pour nous décider, Chloé, Nelli et moi, à aller explorer ce lieu intrigant. Une fois à l’intérieur de la caverne, un phénomène étrange s’est produit : un gros tourbillon lumineux nous a aspirées et projetées dans un monde totalement inconnu...

On vient à peine de reprendre conscience... Qu’est-ce qui s’est donc passé?...

On panique, là! J’espère juste qu’on va réussir encore une fois à se sortir de ce foutu pétrin! Mais pour ça, il faudra qu’on perce le fameux mystère de l’Antre du Diable...

Résumé

Yannick Roche

auteur jeunesse

FICHE PÉDAGOGIQUE

On apprendra dans ce récit que les 3 Bests, Nelli, Yung et Chloé ont été téléportées dans le passé en plein cœur de la Nouvelle-France à la période de la création de Ville-Marie. Pour subsister, elles ont dû loger avec les Filles du Roy. Toutes les questions qui suivent trouvent leurs réponses dans les pages de l’aventure du «Soleil de Nuit».

 

  • Qui sont les Filles du Roy? p76

 

Les Filles du Roy sont de jeunes femmes orphelines subventionnées par l’État et envoyées dès 1663 par le Roy de France, Louis XIV, pour peupler la Nouvelle-France. Elles ont pour mission de se marier avec les premiers colons établis ici, afin de fonder des familles nombreuses et garantir le succès du développement de la colonie.

 

  • D’où provenaient les Filles du Roy établies à Ville-Marie? p76

 

En 1669, 42 célibataires provenant de La Rochelle ont traversé l’océan.

 

  • À qui les Filles du Roy furent-elles confiées au moment de leur arrivée? p76

 

Dans l’attente de leurs futures épousailles, elles ont été prises en charge par Mère Marguerite Bourgeoys qui a fondé à cet effet la Maison Saint-Gabriel, près du Fort de Pointe-à-Callière.

 

  • Comment s’appelle le bâtiment dans lequel les 3 copines ont été logées? p73-p75

 

Le nom donné à ce dortoir est «La Salpêtrière». En réalité, cette appellation provient du bâtiment où logeaient les filles orphelines en France qui était en fait une annexe à l’hôpital général de Paris connue sous le nom de «Pitié Salpêtrière».   

 

  • La grand-mère vietnamienne de Yung faisait ses propres teintures pour les vêtements de ses enfants. Quels produits utilisait-elle pour parvenir à ses fins? p79-80

 

Des choses aussi simples que des carottes, des betteraves, des fraises, des branches de corossol.

 

  • Quelle est la couleur tirée des branches de corossol? p80

 

L’intérieur des branches contient une substance bleue qui est très efficace pour teindre les vêtements.

 

  • À l’époque de la création de Ville-Marie, les documents officiels étaient rédigés avec des plumes de volatiles trempées dans l’encre de charbon, bien que  l’encre de Chine fût existante. Quel animal offrait les plumes les plus résistantes donnant les meilleurs résultats? p88

 

 Il appert que les plumes de coq plus grosses offraient le meilleur rendement lorsque bien ciselées.

 

  • La monnaie courante en France à cette époque était la Livre. Par contre, Louis XIV décide d’instaurer une monnaie spécifique à la Nouvelle-France. C’est avec cette nouvelle devise que les Filles du Roy sont payées. Comment s’appelle cette monnaie que n’apprécient pas tellement les marchands? p91

 

On parle ici de Sols estampés aux armoiries du Roy de France et des Fleurs de lys qui garnissent le drapeau de la nouvelle colonie.

 

 

 

 

 

  • Dans le texte, on parle du «corps de la maréchaussée». De quoi parle-t-on précisément? p218

 

Le corps de la maréchaussée constituait le bras de la justice du temps, équivalent aux officiers de police d’aujourd’hui.

 

  • Pour maintenir de bonnes relations d’affaires avec les commerçants qui achetaient leurs fourrures, les Amérindiens offraient les filles de la tribu en mariage aux blancs. À quel âge les filles se mariaient-elles alors? p187

 

Pour s’assurer de bons prix avec la vente des fourrures le Grand Chef n’échappe pas à l’usage d’offrir en mariage les filles de 12 ans.

 

  • Durant le passage des 3 Bests à Ville-Marie, les habitants jetaient leurs déchets par les fenêtres. Des excès de puanteur envahissaient tellement le village que le Sieur de Maisonneuve ordonna que les déchets devraient être jetés directement au fleuve. Quelle conséquence cette ordonnance provoqua-t-elle? p131

 

L’ordre donné contamina rapidement le fleuve. Les coliformes de plus en plus présents dans l’eau provoquèrent une croissance spectaculaire du taux de dysenterie dans la population qui devint épidémique à vue d’œil.

 

  • Quels soins médicaux étaient alors prodigués par les religieuses hospitalières dirigées par Jeanne Mance, pour enrayer la dysenterie? p 131

 

Les seuls remèdes que connaissent les soignantes pour tenter de guérir les malades sont la saignée ou encore la purge qui consiste à faire avaler au patient des médicaments vomitifs ou laxatifs, toujours en vue d’évacuer les humeurs nocives. Les religieuses, dans leur ignorance, se plaisent à répéter que c’est la volonté du Tout-Puissant : « Dieu envoie des afflictions pour exercer sa souveraine puissance et pour exercer sa justice en punition des péchés »…

 

  • Les mois lunaires sont-ils aussi longs que les mois du calendrier civil? p237

 

Les mois lunaires sont plus courts de trois à quatre jours sur ceux du calendrier civil. La lune prend donc, chaque jour, de l’avance sur la rotation terrestre.

Hôpital de Ville-Marie
Enseignement des jeunes autochtones en 1669
Carte de Ville-Marie à l’arrivée des Sulpiciens
Représentation du bourg du Fort Ville-Marie
Traite de fourrures entre commerçants et indiens
Campement indien au début de la colonie

Toutes ces images proviennent des archives nationales, du musée de Trois-Rivières et de la bibliothèque nationale du Québec.